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Choisir un autotensiomètre en cas d’hypertension artérielle

7 mai, 2008 | Catégorie : Prévention des maladies

Les personnes souffrant d’hypertension artérielle peuvent aujourd’hui mesurer elles-mêmes leur tension de manière très simple et rapide, grâce à un autotensiomètre. En pharmacie ou sur Internet, il existe de nombreux modèles agréés.

La France compte 14,4 millions d’hypertendus, selon le Comité français de lutte contre l’hypertension artérielle. Sur ce nombre, 7,6 millions de personnes suivent un traitement contre l’hypertension artérielle mais seulement 2,3 millions sont à la fois traitées et régulièrement contrôlées.

Il existe pourtant aujourd’hui de nombreux modèles d’autotensiomètres qui permettent de mesurer soi-même sa tension artérielle de manière simple et rapide. Pour le Dr Jean-Marc Boivin, membre de la Société française d’hypertension, « toutes les personnes souffrant d’hypertension devraient posséder un autotensiomètre afin de mesurer régulièrement leur tension, avant de consulter leur médecin par exemple ».
La palette de modèles disponibles en pharmacie ou sur Internet est très large. Les prix s’échelonnent de 40 euros environ pour les modèles à poignet (dits radiaux) d’entrée de gamme à près de 80 euros pour les modèles qui se fixent autour du bras (dits huméraux). Certains, plus sophistiqués, possédant une interface de communication sans fil, Bluetooth par exemple, peuvent être plus coûteux. Aucun appareil, en tout cas, ne bénéficie d’une quelconque prise en charge par l’assurance maladie.

Toujours un modèle homologué

Quelques contre-indications

L’utilisation d’un autotensiomètre est contre-indiquée aux patients cardiaques, aux personnes qui ont des tours de bras supérieurs à 33 cm et aux sujets anxieux. Ces personnes doivent faire mesurer leur tension par le médecin.

Contrairement aux modèles manuels des médecins dont la fiabilité repose sur le stéthoscope et sur l’oreille du médecin, les autotensiomètres électroniques sont très faciles à utiliser. Il suffit de fixer le brassard autour du poignet ou autour du bras, généralement à l’aide de Velcro®, et d’appuyer sur le bouton pour obtenir la mesure de la tension et la fréquence cardiaque en quelques minutes. Les chiffres indiquent la tension maximale et la tension minimale exprimées en mm3 de mercure, par exemple 130–90, ce qui correspond à 13–9 chez le médecin.
Le Dr Boivin conseille plutôt les modèles huméraux, un peu plus chers. « Les modèles pour poignets nécessitent de surélever le poignet pour le mettre au niveau du cœur. Cela représente une contrainte et comporte un risque d’erreur qui n’existe pas avec les modèles qui se fixent au bras », explique-t-il.
Modèle radial ou huméral, il faut choisir dans tous les cas un appareil homologué par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Ces produits ne se contentent pas de posséder le label CE. Ils ont, en outre, subi un ou plusieurs tests cliniques qui garantissent la précision de leurs mesures.

La règle des 3

Il n’est pas nécessaire de mesurer sa tension tous les jours ni même toutes les semaines. « Je conseille aux patients de prendre leur tension trois ou quatre fois par an, éventuellement une fois par mois mais pas plus, conseille le Dr Boivin, en respectant la règle des 3. » Cette méthode consiste à mesurer sa tension trois fois le matin, trois fois le soir et ce, trois jours de suite. Les mesures de tension doivent être faites avant la prise de médicaments. Celles du matin doivent être effectuées avant le petit-déjeuner et celles du soir avant de se coucher, à quelques minutes d’intervalle.

La personne doit s’installer confortablement et attendre cinq minutes environ avant d’enfiler le brassard. Le bras doit être posé sur une table et ne pas bouger pendant les phases de gonflage et de dégonflage, le sujet doit être détendu. Certains modèles dotés de mémoire peuvent stocker les différents résultats enregistrés et calculer leur moyenne.
Ces résultats, en tout cas, ne doivent pas donner lieu à une quelconque automédication. Ils doivent être communiqués au médecin traitant, seul habilité à les interpréter. C’est la raison d’ailleurs pour laquelle le Dr Boivin préconise de mesurer sa tension quelques jours avant de consulter.

Myriam : « C’est très simple et très rapide »

Myriam, 42 ans est infirmière. Elle est habituée à mesurer la tension de ses patients avec un modèle manuel. Mais elle s’est acheté un autotensiomètre. « Je suis incapable de prendre ma propre tension, raconte-t-elle, alors que là, c’est très simple et très rapide. » Elle a acheté cet équipement pour deux raisons : elle souffre à la fois d’hypertension, à la suite de ses deux grossesses, et elle fait de la tachycardie.

Elle a opté pour un modèle à poignet d’entrée de gamme mais tout de même homologué par l’Afssaps. Myriam utilise généralement son autotensiomètre quatre fois par jour. « C’est surtout pour surveiller ma fréquence cardiaque, explique-t-elle. Je fixe le Velcro® du brassard, j’appuie sur le bouton et j’obtiens les deux mesures au bout d’une minute. »

S’informer sur Internet

  • www.afssaps.fr
  • Pour consulter la liste des autotensiomètres agréés par l’Afssaps.
  • www.automesure.com
  • Ce site a été élaboré par le service de santé publique et d’informatique médicale de la faculté de médecine Broussais Hôtel-Dieu, à Paris. Il présente un guide d’utilisation des autotensiomètres.
  • www.comitehta.org
  • Le site du Comité français de lutte contre l’hypertension artérielle propose également un guide de l’automesure à télécharger.

Auteur : Frederic Constans
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