Les bons réflexes pour une automédication responsable
6 mai, 2008 | Catégorie : Conseils santé bien-êtreD’ici à la fin de l’année, certains médicaments vendus sans ordonnance seront disponibles en libre service dans les pharmacies. Votre pharmacien va rester à votre disposition pour vous donner des conseils. L’automédication est déjà pratiquée par deux tiers des Français(1). Avant de vous soigner, suivez ces quelques règles de bon usage pour une automédication sans souci !
Apprendre à reconnaître les symptômes qui relèvent de l’automédication
L’automédication se pratique pour des symptômes bénins comme un rhume, un mal de tête, des remontées acides, une constipation ou une gorge irritée… En effet, tous ces petits tracas de santé, lorsqu’ils sont passagers, ne nécessitent pas forcément d’aller voir son médecin traitant. Ils peuvent se soigner facilement en automédication. Le traitement ne doit pas dépasser trois ou quatre jours. Si les symptômes persistent, il faut consulter un médecin.
Demander conseil à son pharmacien
Votre pharmacien connaît les médicaments les plus adaptés à vos symptômes. Ce professionnel de santé peut vous informer et vous conseiller. Comme le médecin, il vous aide à adapter au mieux votre traitement à vos besoins : dose à respecter en fonction de l’âge et du poids, éventuels effets indésirables.
Lire attentivement et bien respecter la notice des médicaments
La notice d’un médicament contient de nombreuses informations : mode d’administration du produit, contre-indications, effets secondaires, doses conseillées, durée maximale du traitement… Conservez-la bien, de manière à pouvoir la consulter à tout moment.
Repérer la dénomination commune internationale (DCI ), le vrai nom du médicament
Contrairement au nom de marque, la dénomination commune internationale (DCI) est le nom de la substance active – la molécule – contenue dans le médicament. Son utilisation présente de nombreux avantages pour les patients : elle évite, par exemple, de prendre par accident plusieurs fois le même traitement en croyant prendre des produits différents. A titre d’exemple, l’ibuprofène est vendu sous une vingtaine de marques : on peut donc dépasser la dose conseillée sans s’en apercevoir, en croyant prendre deux médicaments différents. La DCI permet aussi de retrouver facilement son médicament à l’étranger, car le nom de marque change d’un pays à l’autre.
Comparer les prix
Les pharmaciens doivent afficher clairement les prix des médicaments disponibles en libre service. Leur niveau n’est pas encadré et peut donc varier d’une officine à l’autre. N’hésitez pas à faire jouer la concurrence ! Là encore, l’utilisation de la dénomination commune internationale (DCI), qui figure sur chaque boîte, permet de comparer les prix entre médicaments identiques de marques différentes.
Veiller à ne pas utiliser un médicament périmé
La date de péremption figure sur chaque boîte de médicaments. Il est impératif de ne pas la dépasser. Un médicament périmé peut être moins efficace. Les médicaments doivent être conservés à l’abri de la lumière et de l’humidité, dans un lieu frais (entre 15° et 22°C) et hors de portée des enfants !
(1) source CSA/Cecop
Grossesse, allaitement et jeunes enfants
Certains médicaments sont formellement déconseillés pendant la grossesse ou l’allaitement. C’est par exemple le cas des anti-inflammatoires non stéroïdiens, comme l’ibuprofène. Durant ces périodes, mieux vaut demander un avis médical avant de prendre un traitement. En cas de fièvre ou de douleur, certains médicaments (paracétamol, ibuprofène) existent aussi en automédication pour les enfants. Comme chez l’adulte, il faut veiller à ne pas dépasser les doses conseillées et suivre les indications de poids et d’âge inscrites sur la notice.
Auteur : Philippe Rémond
